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LAUREAT NATIONAL
TALENTS DES CITES 2002

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photo de PUB & COM

PUB & COM

Créateur(s) : Samir KHAMASSI

Parrainé par le Ministère de la Cohésion des territoires

Projet suivi par Fondation Agir Contre l'Exclusion

Région Rhône-Alpes | VAULX-EN-VELIN

Emplois créés : 1

Activité | Entreprise de communication

 

Le projet

 

Samir Khamassi, 32 ans, est originaire de la cité Olivier de Serres à Villeurbanne. Il a ramé. Pesté contre ses bourreaux, les lourdeurs administratives, les préjugés, sa hantise des fautes d’orthographe... Il les a implorés - “ on est dans le trou. Alors, si vous n’envoyez pas de cordes, n’envoyez pas d’huile ”-, s’est débattu. En créant Pub&Com, son entreprise de communication, il a sauvé sa peau.

 

EX-GALERIEN

Il est allé “ au bout de ses rêves ” parce qu’il était “ dans le trou ”. Au quartier, dans la famille, “quand t’avais ton bac, t’étais un crac… Mais ce que mon père ne réalisait pas, c’est qu’on n’était plus au bled ”. Mais dans les barres d’une cité de Villeurbanne avec un CAP mécanique en poche. “On ne nous a jamais appris à avoir des rêves : nos délires de gosses, c’était jamais l’avenir… C’était la voiture qu’on ne pourrait jamais s’acheter. On était des Auto Plus ambulant, ça s’arrêtait là. J’ai commencé à avancer quand j’ai appris à rêver. Je savais ce que je ne voulais pas faire : je ne voulais pas vivre comme mes parents, dans la résignation, en attendant ce qu’on voudrait bien me donner”. Comme un premier boulot en intérim comme rectifieur, ou dans l’épicerie du beau-frère. Ou dans la vente d’encyclopédies en faisant du porte-à-porte, ou comme commercial pour un petit magazine jusqu’à ce que le patron prenne le maquis avec la caisse.

 

RMISTE DEVENU PATRON

Dans son trou, on ne lui a pas envoyé de cordes, un peu d’huile par contre, mais il est remonté. Rmiste devenu patron en créant son propre job et son entreprise de communication qui réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 68 602 euros avec ses cartes de visites, ses banderoles, ses prospectus ou ses catalogues pour les commerçants ou les entreprises. Rmiste qui gratte jusqu'à 2 287 € sur ses allocations pour s’acheter un ordinateur et un scanner aux enchères, et qui s’attaque “aux mentalités ” : “faire que les gens ne rigolent plus quand tu leur dis : j’ai un CAP mécanique et je vais faire de la com !”. Persuadé qu’à force de crier, quelqu’unfinira bien par l’entendre.

 

ABATTU FACE AUX DOSSIERS À REMPLIR

Il démarchera une douzaine d’agences bancaires, sans succès ; puis la mairie, les bailleurs, la chambre de commerce, et peste : “ Soit on a les moyens de se payer l’aide d’un juriste, soit il faut être capable de retrouver une information parmi plus d’une centaine de volumes ou de microfiches. Et si par chance, on la trouve, il faut encore pouvoir la décrypter, d’autant plus qu’il est interdit de faire une photocopie... ” Quatorze mois plus tard... Il sort enfin de son trou, et crée son entreprise à Vaulx-en-Velin. Grâce à l’Adie et à son prêt de 3 887 €, à l’ACCRE, mais surtout grâce à Robert Bourvis, big boss de Publicis Lyon. Samir l’appelle au culot, raccroche au premier barrage de la secrétaire, puis tente de nouveau, gonflé, assurant qu’il s’agit d’un coup de fil personnel. Robert Bourvis le prendra en ligne puis le recevra et lui présentera son chef de studio : “ Il est intervenu au bon moment, lorsque je doutais le plus. J’étais abattu face aux dossiers à remplir, seul face à ma répulsion devant l’écriture et ma hantise des fautes. Et à force d’essuyer des refus, de faire face à des jugements, à force d’écouter les autres, tu doutes…”.

Et de reprendre son récit de condition d’ex-galérien, tentant de comprendre le bilan prévisionnel devant la rôtissoire du marché, emberlificoté dans ses histoires de poulets vendus et de ceux qui restent sur le grill : “ Sur un poulet, j’enlève le salaire, les charges, le loyer, l’assurance...”. L’entreprise simplifiée, il en rêve.

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