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LAUREAT NATIONAL
TALENTS DES CITES 2002

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photo de DADA

DADA

Créateur(s) : Azzedine LOUKTOUB

Parrainé par le Ministère de la Cohésion des territoires

Région Lorraine | quartier de Borny - METZ

Activité | Association d'aides au montage de projets culturels

WEB / ASSOCIATION.DADA.FREE.FR

 

Le projet

 

Azzedine Louktoub, 27 ans est originaire du quartier de Borny à Metz, leader du groupe de Rap RAC. Rêve à connaître, il tente d’être un repère pour les jeunes à qui il chante “ les choses de la vie ”. Fondateur de l’association DADA, il leur insuffle l’énergie et leur offre les outils nécessaires à leur propre réalisation.

 

REVE A CONNAITRE

Il faut faire vite. “ Il y a trop de choses à faire, trop d’énergie qui stagne”. Azzedine revient à l’instant du côté de la place de la République et de la colonne de Merten, le lieu de rendez-vous des jeunes messins, pour se plier à l’interview dans le local du CMSEA, le Comité mosellan pour la sauvegarde de l’enfance, de l’adolescence et des adultes où il est médiateur culturel au sein de l’équipe rue, avant de filer à sa répétition. Trop de choses à faire, à dire. Et comme il n’aura jamais assez d’une vie, il met tout dans ses compositions qui resteront elles, il l’espère, plus longtemps dans les bacs que lui sur terre. Ce qu’il a compris des “choses de la vie ”, il faut d’urgence le chanter pour que les autres sachent à leur tour ; il en fait le titre phare de son dernier album avec son groupe de Rap, RAC, Rêve à connaître. On le découvre vulnérable, à vif. L’enfant de chœur ne l’a pas toujours été : “Aucun but, aucune lutte/ Toujours sûr de moi, même dans mes chutes. Jeune, je délirais bête et j’ai mangé des claques dans la tête. Tête brûlée, un non et je voulais tout cramer/ Aucune valeur, bras d’honneur/ Quand on jouait à Police-voleur, j’aimais être le voleur ”.

 

RAPPEUR BONNE PATE

Il débite les grandes lignes de RAC comme les paroles de ses chansons, en 4 minutes 20. Un premier CD en 1996 concrétisé grâce à un concours lancé par une radio locale, Metz FM, grâce à laquelle il gagne une journée d’enregistrement studio ; le budget de 5 183 € bouclé, lui, avec le prix Défi Jeunes (4 269 €) et le sponsoring de deux entreprises, les Transports en commun de la région messine (T.C.R.M) et le Crédit Lyonnais (457 € chacun). Deux ans après, Thanh, Abdelhak, Thnine et Azzedine remettent ça. Avec les 4 269 € de recettes des concerts qu’ils ont appris à négocier, mettant fin à la bonne époque des rappeurs bonnes pâtes chantant contre des tickets “sandwiches-boissons”. Et comme s’il fallait être sur tous les terrains, il crée une association, DADA, du nom de ces avant-gardistes revendiquant de nouveaux modes d’expressions. Ils sont sept bénévoles à se relayer pour les ateliers de danse et d’écriture Hip Hop, de Capoiera et de Musique assistée par ordinateur (MAO), sept à organiser un forum de la citoyenneté avec des collèges et un lycée pour enregistrer la parole des jeunes afin qu’ils la mettent ensuite sur papier et en chanson. “Toujours tête brûlée face aux financeurs et à la ville ”, mais assagi. Loin des coups de tête de son adolescence, d’une deuxième année de BEP claquée pour partir à Paris et revenir quinze jours après plus désenchanté encore. Tout ça pour susciter le rêve, devenir “ une référence ” pour les gosses du quartier : “ On a besoin d’être fier de nos origines, de notre cité. Et on ne pourra en être fier que si elle devient une référence parce qu’elle aura nourri telle ou telle personne… C’est mon rêve à connaître ”. C’est pourquoi il faut faire vite. Toujours la même musique…
Et il chante : “Enfant, enfin tu dois nourrir ta vie à fond rouya (frère) _ Smeh chouiya (écoute un peu) ! _ Même le ventre vide la vie s’élucide _ Pas de manières, redresse-toi, reste fier de toi _ reste droit, quoi, vois ! ”

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