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TALENTS DES CITES 2002

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CORSICACOLIS

Créateur(s) : Philippe POMONTI

Parrainé par le Ministère de la Cohésion des territoires

Région Corse | quartier de Lupino - BASTIA

Emplois créés : 1

Activité | Vente par correspondance de produits corses (gastronomiques, d’artisanat d’art, etc.)

 

Le projet

 

Philippe Pomonti, 26 ans, est originaire du quartier de Lupino (quartier sud) à Bastia. En “exil ” à Marseille jusqu’à l’âge de sept ans, Philippe se souvient des colis “ tant attendus” de produits corses que lui expédiaient ses grands-parents. De retour sur l’île, il fait, aujourd’hui, du terroir et de la vente par correspondance son business.

 

COLIS CORSE

Certains repartent de chez papa-maman avec des Tupperwares pour la semaine, d’autres reçoivent des colis. Philippe Pomonti lui, attendait avec impatienceceux de ses grands-parents garnis de produits corses lors de son “ exil ” à Marseille, et aujourd’hui, il envoie à son tour des paquets. Au corse expatrié à Tokyo ou à New York, à l’étudiant parti sur le continent et nostalgique de la confiture de figues, au touriste goulu désirant retrouver un parfum de vacances… En misant sur les produits du terroir, Philippe crée sa société de vente par correspondance, Corsicacolis*, et passe d’un chiffre d’affaires de 68 602 € en 2000 à 152 450 € cette année.

 

COURSER LE TOURISTE

L’idée mature lors de sa troisième année d’école de commerce où il potasse le projet avec un ami, Claude Ferrandi. Un an top chrono pour étudier la concurrence, référencer les produits et les prix du marché, monter leur étude de marché auprès des amicales corses du continent, inonder les campings, les caves à vins ou les bus du troisième âge de leurs questionnaires et même courser le touriste ou l’homme d’affaires jusqu’à l’aéroport. Reste à monter les dossiers Défi Jeunes (7 622 €) et de sponsoring pour séduire la SNCM, la Société nationale maritime corse (2 287 €) et Budget, la société de location de voitures qui leur donnera 305 € et leur prêtera un véhicule durant six mois pour démarcher ; négocier des prix préférentiels avec Chronopost, courir les foires, faire le tour de Corse à la recherche de producteurs... Du côté du domaine Montemagni, Orenga et Guidicelli pour le vin de PATRIMONIO, à Orezza pour la Coppa, à Lozzi pour le miel de châtaigne ou Petretto-Bichisano pour la confiture de figues... Ils dénichent ainsi 65 producteurs, ils sont plus d’une centaine aujourd’hui. Quant à leur catalogue, il passe de 200 à 800 produits.

 

BEAUX COUP MARKETING

Côté pub, même déferlante. Non seulement le Sporting Club de Bastia, équipe phare du football corse, leur offre un panneau publicitaire derrière les buts et les agents de sécurité du stade acceptent de jouer les hommes sandwiches, mais ils négocient en plus d’une main de maître des échanges de bons procédés : grâce à des colis offerts aux invités de l’émission dominicale “Décalage horaire ” de Radio Corse mettant en relation les îliens expatriés avec leur famille, Corsicacolis est citée à coup sûr ; et contre quelques paniers pour leurs salariés, le quotidien Corse matin ajoute son supplément dans chaque colis.

Mais passé les beaux coups marketing, Philippe doit gérer les “coups dans le dos ”. Une business angel qu’il avait contactée démissionne de sa société pour monter son entreprise sur le même concept quelques mois avant le lancement de Corsicacolis, et comme un pur “ hasard” là encore, utilise le même nom pour sa boutique sur le net... L’affaire est au tribunal. Philippe gagne en première instance, l’accusée fait appel. Et c’est reparti pour des mois de bataille : “Mais plus je reçois des coups, plus j’ai envie de me battre ”. Lui, le gosse du bâtiment D de Lupino qui a quitté le quartier pour monter au village de Farinole (Ferringule) pour retrouver ses racines sur les traces d’un grand père berger. Là-haut, il coupe de la myrte fraîche pour chacun de ses colis. Un parfum de maquis pour masquer celui de l’amertume. Et du fromage de brebis.

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