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LAUREAT NATIONAL
TALENTS DES CITES 2002

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photo de Guentch

Guentch

Créateur(s) : Eric REININGI et Farouk BELKIR

Parrainé par le Ministère de la Cohésion des territoires

Projet suivi par Adije

Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur | quartier St-Joseph - MARSEILLE

Activité | Création d'une ligne de vêtement sous la marque “Guentch”

 

Le projet

 

Éric Reningi, 28 ans et Farouk Belkir, 27 ans sont originaires du quartier St-Joseph à Marseille. Ils créent leur ligne de vêtements en alliant culture urbaine et tradition marseillaise. Et ils transforment la poissonnière de la Canebière en DJ.

 

NOUVELLE « MARSEILLAISERIE »

Il est des images d’Épinal qu’on n’ose à peine toucher. Presque sacrées, élevées comme symboles ou garantes d’identité régionale. Comme celle de la poissonnière sur la Canebière. Elle est toujours là, devant son étal, mais à la place de ses sardines ou de son loup de mer s’imposent deux platines. Et elle scratch. Il ne s’agit pas encore d’une de ces photos de carte postale mais d’une broderie sur un sweat de deux jeunes créateurs issus des quartiers Nord de Marseille. Éric Reningi et Farouk Belkir déboulent ainsi sur le
marché du streetwear avec une ligne de vêtements alliant culture urbaine et tradition marseillaise. Pétris de Pagnol ou des films de Fernandel, ils créent leurs personnages ralliés sous la marque “Guentch”, du provençal “mater, regarder ”. Un bon coup quand on sait qu’ici, dans le quartier ou sur le vieux port, tous “guentch la fille ” ou la voiture.

 

LANCER SA MARQUE

Inconnus il y a encore quelques mois, les deux compères se présentent comme deux amis d’enfance : Éric et Farouk à la maternelle, Éric et Farouk au collège, au quartier, dans le studio d’enregistrement

aménagé dans la cave de l’immeuble par un grand frère... Farouk étudiant en maîtrise de LEA (Langues étrangères appliquées) rêvant d’interprétariat ou de traduction ; Éric étudiant en D.E.U.G de géographie après un bac pro électrotechnique et des rêves de scènes qui tournent court - membre d’un groupe de rap pendant 10 ans, il participe au deuxième album d’IAM -, des mois de manutention de bonbons chez Haribo et des années de livraisons de plats chauds. Chacun son chemin, mais jamais sans perdre l’autre de vue : “ Le point de ralliement, c’était la cave, le studio de son frère ”, explique Éric. C’est sous terre qu’ils décideront de vendre de la fripe sur les marchés de la région, et là-haut, en plein air, de lancer leur propre marque.
Pour lancer leurs premiers sweats et teeshirts, Éric emprunte 7 622 € à sa famille et à une amie, et avec Farouk, va démarcher l’ADIJE et sa couveuse d’entreprise. Là-bas, parmi les intervenants bénévoles, ils rencontrent Henri Lapierre, un ancien chef d’entreprise dans le textile, qui leur transmet ses 30 ans d’expérience et les ficelles du métier : du comment démarcher à comment calculer un prix de revient. Ils décrochent ensuite 4 573 € à l’ADIE et un ami travaillant dans la structure les informe de tous les filons. Ils les tenteront tous: Conseil général (6 098 €), Eden ou encore Capital Local... Un autre ami, Sydney, cible lui les magasins : aujourd’hui, huit distribuent la marque;“Guentch” en passant par Sète, Cannes, Avignon ou Aix-Marseille.
Leur point fort : la communication. Ils mettent l’Institut des techniques en communication (ITC) sur le coup contre une cotisation annuelle de...350 F. (53 €), et parallèlement, se lancent dans un lobbying acharné, à la recherche du moindre contact, du gros coup de pub. Ils démarchent ainsi une entreprise gérant la communication de sportifs et séduisent un footballeur marseillais en contrat à Auxerre qui accepte d’être le parrain de la marque. Un ami DJ, recherché dans les folles nuits parisiennes et introduit dans le Paris branché arbore leur tee-shirt à la moindre occasion : au Bar Fly ou lors de la soirée de sortie du loft de Loana et de Christophe par exemple. Après le monde du sport, celui des noctambules et des branchés, reste à infiltrer la télé. Justement, le cousin d’un ami y travaille : Omar, le compère de Fred, sur Canal +, les deux comiques du visiophone. Depuis, devant la télé, ils guettent le moment, l’air de dire : “ Eh, guentch le teeshirt ! ”. L’air de rien.

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