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LAUREAT NATIONAL
TALENTS DES CITES 2002

image du mot "création" dans une police manuscrite"

ARTandBLIND

Créateur(s) : Sally BENNACER

Parrainé par le Ministère de la Cohésion des territoires

Région Paris-Ile-de-France | LE KREMLIN BICETRE

Emplois créés : 1

Activité | Entreprise de commercialisation de stores

WEB / WWW.ARTANDBLIND.FR

 

Le projet

 

Sally Bennacer, 34 ans est originaire de la cité Jean Couzy à Vitry-sur-Seine. Elle n’aime pas les fenêtres en PVC, mais aime vendre. Alors elle vend. Des stores intérieurs, extérieurs, des rideaux, des voilages, des tringles, des volets roulants... Créant sa société sur le Net.

 

PRIVATIONS.COM

Elle bataille sans cesse. Apparaît sans faille, ambitieuse et volontaire, se relevant des pires coups. Des candidatures, Salia en a envoyé des dizaines. De nombreux patrons n’ont même pas jugé bon la convoquer. Aujourd’hui, Salia est devenue Sally. Et patron. “ Je me débrouillais toujours pour trouver quelque chose. Et je me disais, qu’au moins, je n’aurais pas ce problème en créant ma boite ”. Dès l’adolescence déjà, elle met la moindre économie de côté, convaincue qu’elle sera un jour ou l’autre Pdg. La seule porte de sortie : “Créer son entreprise, ça voulait dire évoluer ”. Sortir des journées, des mois, des années sans une pause, un week-end, des vacances. Des heures de baby-sitting, d’extra dans les restaurants ou sur les marchés parallèlement à un BEP secrétariat, un Bac G1 et une licence en psychologie en cours du soir.

EN PREVISION DE LA TUILE
Jusqu'à un poste dans une entreprise de stores. Ce devait être un petit job comme les autres, elle y restera huit ans, gravissant les échelons, passant de secrétaire à chef du service commercial. Sa progression s’arrêtera là, “ parce que j’étais une femme”. Aucune rancoeur dans la voix. Rien. Elle encaisse et enchaîne son récit comme sa vie, sans plaintes. Face à l’impossible reconnaissance, elle prépare son départ. Le planifie un an durant, dévorant tous les bouquins sur la création d’entreprise qui lui tombent sous la main et se privant de sorties en prévision de la tuile. Elle mettra ainsi 15 245 € de côté pour le capital, la publicité et la prospection. Elle part à la recherche de fournisseurs, de produits et écume les salons professionnels. Et bonne joueuse, elle ne pique pas les clients de son ancien patron. Ne travaille pas sur Paris, par peur de lui faire ombrage. Elle va même prospecter jusqu’en Suisse, où vit une de ses amies. Sa seule pub, elle la fera dans les pages jaunes. Et sur Internet, pas besoin de show-room.
Aujourd’hui, Sally n’a plus qu’une envie : se faire plaisir, sans se serrer la ceinture. Connaître les week-end, mais surtout bientôt embaucher, prendre sous son aile un jeune dans... la restauration, motivé et ambitieux, comme elle. Se faire plaisir et aider parce que “ personne ne [lui] a jamais montré la voie ”, parce que cela soulage. Enfin, elle se révèle humaine, fragile aussi. En proie à ses fantômes, “ la solitude ”.

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