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LAUREAT NATIONAL
TALENTS DES CITES 2002

image du mot "création" dans une police manuscrite"
photo de FAB Services - MEDINASHOP

FAB Services - MEDINASHOP (SARL)

Créateur(s) : Abdellah ABOULHARJAN

Parrainé par le Ministère de la Cohésion des territoires

Région Paris-Ile-de-France | PARIS

Emplois créés : 10

Activité | Site internet de vente d'artisanat marocain

WEB / WWW.MEDINASHOP.COM

 

Le projet

 

Abdellah Aboulharjan, 26 ans, est originaire du Val Fourré à Mantes la Jolie. Étudiant et déjà patron à la tête d’une entreprise de téléphonie, il se lance, dans la foulée, dans lecommerce électronique avec Medinashop.com, un site de vente d’artisanat marocain sur le Net. Un business en famille…

 

MEDINA STORY

Ici, tout reste en famille, les histoires de sous, les projets de création d’entreprise. Chez les Aboulharjan, on entreprend entre frères avec les billets des oncles qui prêtent sans trop discuter et sur simple coup de fil. Justement, le téléphone : c’est grâce à lui qu’ils font leur business. Ils sont des centaines, comme eux, à appeler au pays. Même France Télécom qui voit régulièrement ses cabines détruites les remplace aussi sec. Ici, le marché est juteux. Il n’en fallait pas moins pour leur mettre la puce à l’oreille.

 

L’ESSENTIEL, C’EST DE CREER

Quelques mois avant la libéralisation des Télécom, Abdellah et l’un de ses frères cogitent pour monter une téléboutique, un point phone avec des opérateurs alternatifs. Avec 7 622 €, ils créent leur SARL, Fabservices, et montent une dizaine de cabines dans un centre commercial du Val Fourré, et très vite une vingtaine. Un an après, s’ouvre déjà une deuxième boutique, puis une troisième. Au total, ce sont 10 salariés et 1,1 million d’euros de chiffre d’affaires. Gonflés par leur succès, ils décident alors d’exporter leur idée quelques villes plus loin, dans une cité d’Herouville près de Caen. Mais c’est le fiasco : “On a perdu plusieurs milliers de francs... ”. Combien ? 300 000 francs, peut-être plus. Abdellah balaie la question, reste évasif. Pour lui, “ l’essentiel, c’est de créer ”, les chiffres, c’est l’affaire du frère.

Parce qu’Abdellah est d’abord entrepreneur : l’homme à idées, c’est lui. Sans cesse dans la suractivité, dans les études et déjà patron. Dès le lycée, puis parallèlement à un IUT services et réseaux de communication, une MST (Maîtrise Sciences et Techniques) photo et multimédia, et un DESS hypermédia, il enchaîne les petits boulots dans l’animation, dans la boucherie d’un oncle ou comme main-d’oeuvre dans la sidérurgie métallique. “ La passivité, je ne connais pas. J’ai du mal à m’allonger et à bronzer idiot ”. Obsédé par l’idée de “rester en veille ”, il grignote sur ses loisirs jusqu'à les supprimer de son emploi du temps en espérant rattraper le passé : “ J’ai perdu trop de temps dans ma jeunesse. Au lycée, on a lu trois Molière et on ne s’en rappelle même plus : on ressort de Mantes avec moins de bagages, alors, il a fallu que je me batte, que je refuse de perdre mon temps, de laisser passer les choses... ” comme l’affaire d’un site Internet de commercialisation d’artisanat marocain, MEDINASHOP.COM. Tout le Maroc en ligne pour faire ses emplettes et acheter ses bijoux, tapis, cuirs ou poteries.

 

MARCHANDER COMME AU PAYS DES GAZELLES

Pendant sept mois, entre ses cours de DESS, il planche avec deux amis d’IUT sur la conception, l’infographie et la réalisation du site. L’affaire de famille, là-dedans ? Pendant ce temps, l’un des frères part au Maroc pour sonder les réseaux, dénicher les artisans et fédérer une cinquantaine d’artistes dans une quinzaine de villes. Une vraie réussite avec pour seul moyen de communication le bon vieux téléphone arabe, et quelques parutions dans la presse. En décembre dernier, ils démarraient avec huit commandes pour arriver à une moyenne de cinquante par mois.

Et pour les ronchons, ceux qui trouveraient le contact avec la souris trop froid et trop éloigné des souks, Abdellah a pensé à tout, à la pointe de couleur locale : dans la rubrique “ Les bonnes affaires d’Ali ”, il est possible de marchander. Comme au pays des gazelles. Enfin, on peut toujours tenter sa chance...

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